dimanche 8 mai 2016

Printemps tardif…


Enfin, nous avons le sentiment de quitter l’hiver : les vaches depuis la mi-avril sont désormais intégralement en pâturage, nuit et jour. De l’herbe en plat unique agrémentée  de 2 kg de mélange céréalier. Le bonheur ! J’ai repris mon vélo pour accompagner ces dames dans leurs déplacements entre les champs et  la salle de traite. C'est aussi l'occasion de réduire au maximum nos coûts de production, le lait nous étant actuellement payé 270 euros la tonne et les perspectives pour le reste de l'année n'incitent guère à l'optimisme. Travail assuré mais rémunération incertaine?
 Les génisses inséminées sont parties également à l’herbe valoriser nos parcelles d’herbe éloignées.  Il ne nous reste plus qu’à sortir nos veaux qui sont nés entre juin et décembre 2015. Cela nous permettra de faire un vide sanitaire dans le bâtiment avant la reprise des naissances qui se fera fin mai-début juin. Mais avant cela, il nous faudra quelques jours pour les éduquer au fil électrique qui sera notre principal outil de contention au champ.


nos laitières pâturant un semis d'herbe d'automne
Tout cela nous soulage côté travail sur les animaux. Mais le travail des champs démarre à fond : récolte d’herbe en ensilage, premier semis de maïs vendredi (comme tout le monde, nous attendions un peu plus de chaleur pour démarrer le semis), clôture… Le travail est plus varié. La campagne s’apparente à une immense ruche où tout le monde s’active (mise en route des jardins, plantation collective d’oignons, de patates…).

Nous nous préparons aussi des soirées chargées pour intervenir lors des réunions d’information avant la consultation.

Pas de quoi s’ennuyer vraiment ! C’est tout le plaisir du travail à la ferme et de la vie à Notre Dame des Landes…

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